site mis à jour:

le 1 Août  2021

Liens utiles :

Sanctuaire Saint Pierre Chanel-Cuet

Méditation pour le mois d' Août 2021

En ce mois d’ août suivons Pierre Chanel dans sa recherche de vocation, son désir de partir en mission.
Un de ses biographes nous indique que lorsqu’il était curé de Crozet,  l’ abbé Chanel allait tous les quinze jours rencontrer le vénérable abbé  Morel, curé de Chevry, à 3,5km de Crozet, qu’il avait choisi pour son ‘directeur de conscience’. Il avait l’habitude soit d’aller dans sa paroisse soit de le recevoir à Crozet, selon la louable habitude des pères Trompier et Camus (son maitre de Cras et le curé de  St Didier d’Aussiat) dont il avait été si souvent le témoin dans son enfance.   Cette revue de la quinzaine était complétée par la pratique de la retraite mensuelle et les rencontres avec ses collègues prêtres. 

On peut penser que Pierre Chanel se remémorait la résolution qu’il avait prise le jour de sa première communion, le 23 mars 1817, : « c’est l’année où je formais le dessein d’aller dans les missions lointaines »

 
Au début de l’été 1831 Pierre Chanel descend voir à Ferney son ami Louis Bernard, il lui parle de son désir de vie religieuse, l’abbé Morel l’encourage dans cette voie.  Il ira rencontrer à Cras le père Trompier « ce vénérable curé que je dois, après Dieu, le bonheur d’être prêtre ; c’est lui qui me rencontra providentiellement quand je n’étais que simple berger, et qui se chargea de ma première éducation ecclésiastique » .
Il rencontre ses amis du petit séminaire Claude Bret et Denis Maîtrepierre : « nous nous sommes concertés sur les mesures à prendre afin de hâter le moment où nous serions libres de quitter tout pour voler au salut des pauvres sauvages… Il est convenu que tous trois nous nous donnerions la main pour aller rejoindre Mgr Loras (leur ancien supérieur de petit séminaire) dans les Etats-Unis ».


 Durant l’été, il fit la connaissance de l’abbé Jean-Claude Colin, supérieur du collège et petit séminaire de Belley, à l’origine de la société naissante de Marie et chargé de missions diocésaines. Cela apporte la lumière que Pierre Chanel cherchait. Après s’être entouré de plusieurs avis  et conseils de ses amis prêtres, il fit part à Mgr Devie de son projet de rejoindre la jeune « Société de Marie ». Le pieux évêque reconnut l’appel de Dieu et accorda l’autorisation demandée.
Ainsi l’ abbé  Chanel quitte Crozet le dernier dimanche d’août en consacrant sa paroisse à la Très sainte Vierge  en chantant l’hymne à la Vierge : « Je mets ma confiance, Vierge en votre secours.. »

Il participe, du  1 au 8 septembre 1831, à une retraite générale à BELLEY des aspirants maristes des deux diocèses de Lyon et de Belley, au terme de laquelle il signe, avec onze autres condisciples,  une consécration collective. 

 

A la rentrée scolaire, il est nommé professeur de la classe élémentaire du collège, actuel Lycée Lamartine, en attendant de pouvoir « partir dans les missions lointaines ! »

Mois de Juillet= Fête de la naissance
de St Pierre Chanel

En ce mois de juillet, et en cette année de Jubilé, nous nous tournons vers la ferme de La Potière, hameau de Cuet, où LE 12 JUILLET 1803 PIERRE CHANEL vit le jour au foyer de Claude-François Chanel et Anne Marie Sibellas. Le registre de naissance de la commune de Montrevel au N° 39,  indique: «Le 24 messidor de l'an XI de la République, est  né hier, à une heure du matin, Pierre Chanel".  [- Le 24 Messidor An XI correspond au 13 Juillet 1803- ]
On se souviendra que c’est sa mère qui lui donnera , tout petit, son initiation chrétienne et son Amour de La Ste Vierge. Il n’oubliera jamais ses conseils. Cuet restera toujours pour l’abbé Chanel un lieu cher et fondateur dans sa vie.


Il écrit en novembre 1836 depuis le Havre, avant son départ en Océanie, à l’abbé Terrier curé de Cuet   :
« Mon bien cher ami,  Voici bientôt un mois que j'étais avec vous et au milieu de ma famille, et je ne vous ai pas encore écrit. Je devine aisément toute l'inquiétude dans laquelle vous devez être à mon sujet…  Ma mère pourrait quelquefois s'en tourmenter, cette pauvre mère à qui j'ai voulu épargner un sujet de peines, tout en lui en faisant beaucoup. Vous n'avez pas manqué, je pense, de lui faire mes adieux, en lui faisant agréer les motifs qui m'ont portés à la quitter de la sorte . Elle savait bien que, s'il lui était bien pénible de me voir partir, il me l'était bien également de me séparer d'elle. Sa résignation m'a fait grand plaisir. Qu'elle sache bien que le bon Dieu l'en récompensera grandement. Dites-lui bien que je l'aime toujours de plus en plus, que je ne l'oublierai jamais dans mes prières et saints sacrifices. Mon cœur et ma pensée seront plus agiles que mon corps. Je serai plus souvent avec elle qu'elle ne pense. Que tous mes frères et sœurs et neveux et nièces soient bien tranquilles à mon sujet. Que tous et toutes aient bien la crainte et l'amour de Dieu, et nous serons alors tous sûrs de nous revoir. Dites à toute la paroisse de Cuet que je conserverai toujours bien précieusement son souvenir, que je renouvèle l'expression de ma reconnaissance auprès des bonnes âmes qui déjà se sont intéressées à notre mission et qui voudront bien continuer à la recommander à Dieu dans leurs prières. Que personne n'aille nous plaindre et s'affliger à notre sujet et en particulier au mien. Je trouve mon sort et celui de mes confrères digne d'envie, et je ne voudrais pas le donner pour lequel que ce soit au monde. Rien ne nous manque où nous sommes…. Vous voyez assez souvent Mr le curé de St Didier . Après m'avoir recommandé à ses prières, priez-le d'avoir avec vous la bonté d'entretenir ma bonne mère dans les sentiments de la plus parfaite résignation. Pour vous, tenez ma place auprès d'elle. Voyez-la souvent pour lui dire que je suis le plus heureux des hommes et qu'elle ne fasse que rendre à Dieu les plus grandes actions de grâces, que je profiterai -de toutes les occasions possibles pour lui faire parvenir souvent de mes nouvelles, que j'avais à lui demander sa bénédiction, mais que, quand même je ne serai pas à ses pieds pour la recevoir, cette bénédiction, à laquelle je tiens beaucoup, ne laissera pas de m'atteindre, en quel qu’endroit que je puisse être, qu'elle ne me la donne pas seulement une fois mais toutes les fois qu'elle y pensera… »


ET Le 2 juillet 1830, il y a 191 ans! Pierre Chanel écrit :
" Pourquoi donc ne pas se décharger un peu de ses inquiétudes sur celui qui s'offre avec tant de bonté à partager avec nous le fardeau qui pourrait nous accabler : venez à Moi vous tous et vous toutes,...et je vous soulagerai... !"

Mois de Juin 2021 

En ce mois de Juin, consacré au Sacré-Cœur de Jésus, suivons saint Pierre Chanel dans sa vie de tout jeune vicaire à Ambérieu. Un de ses biographes nous indique que sa vie de jeune prêtre est imprégnée par la Rencontre de Dieu: « Sa vie est prière. Toute sa vie va vers le Dieu d’Amour et quand il se fait présent à Jésus - Eucharistie, cela rejaillit sur sa vie. » Ainsi il se lève tôt le matin, à une heure réglée, il commence sa journée par l’oraison et la sainte messe, le bréviaire et des visites régulières au Très Saint Sacrement. C’est « ce qui lui donnait le zèle d’amener les âmes à Jésus », en étant attentif aussi bien aux enfants qu’aux parents, aux pauvres qu’aux vieillards. 

 

Dans un de ses premiers « sermons », sans doute le 4ème dimanche après la Pentecôte, il encourage ses paroissiens à vivre dans l’attachement au Christ :   « Je dis que nous devons servir Dieu parce qu’il n’est rien de plus glorieux pour nous, rien de plus juste, rien de plus doux et de plus agréable... »
 «  Jeunes enfants c’est à vous que je m’adresse : dites-moi : qui vous a donné l’existence ? Qui a fait que n’étant pas, vous avez commencé d’exister ? Vous me répondez- tous, avec autant de vérité que de candeur, que c’est Dieu, l’être souverain et créateur de toutes choses.»... « Passons mes chers frères, à des objets plus capables de toucher vos cœurs, au grand mystère de notre rédemption... Il a versé jusqu’à la dernière goutte de son sang ; voilà le prix de votre rachat. Est-il grand, je vous le demande, ce Dieu d’Amour, pouvait –il vous acheter plus cher. Après cela, mes chers frères, pourrait –il y avoir parmi vous des cœurs assez ingrats, assez dénaturés pour demeurer insensibles à tant de bonté ? Cet aimable Sauveur ne sera –t il payé d’aucun retour de votre part ?... »

 

On peut faire un parallèle avec la révélation du Christ à Marguerite-Marie Alacoque visitandine de Paray-le-Monial, origine de la dévotion au Sacré-Cœur : « Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes ».

Mois de Mai 2021

En ce mois de Mai 2021, quelques jours après avoir célébrer le 180 ème anniversaire de son martyre, écoutons saint Pierre Chanel nous parler de l’importance de prier Marie, lui qui dès sa première communion à Cras, dira son chapelet tous les jours : 
« JE VOUS FÉLICITE, CHERS AMIS, D’AVOIR CHOISI LA TRÈS SAINTE VIERGE MARIE POUR VOTRE MÈRE ET D’ÊTRE PLUS FIER DE CE TITRE DE NOBLESSE QUE DE TOUS LES AUTRES. »
Il nous redit, en ces jours bénis et tout au long de ce mois :
 Continuez d’ « AIMER MARIE ET DE LA FAIRE AIMER.
QUE PAR VOUS Ô MARIE !  LE NOM DU SAUVEUR DES HOMMES SOIT CONNU ET ADORÉ PAR TOUTE LA TERRE. »

Nous nous unissons aussi, tout au long de ce mois, au pape François pour adresser une prière fervente du chapelet chaque jour, en union avec tous les sanctuaires du monde pour prier notre Dame. 

                         

                                Mois d’Avril 2021 à l’approche du 
                                180ème anniversaire du Jubilé de
                               Saint Pierre CHANEL

 

 


En ce début du mois d’avril nous nous approchons du 180è anniversaire du martyre de saint Pierre Chanel.
Nous nous demandons comment on en est arrivé à ce drame, comment se sont déroulés les derniers moments de la vie de saint Pierre Chanel. Pour cela nous  nous tournons vers son compagnon de  mission le frère Marie-Nizier.

 Déjà l’opposition à la mission se fait de plus en plus  ressentir durant la dernière année. Le 11 avril 1841, jour de Pâques, le frère écrit : « Le saint jour de Pâques nous faillîmes être victime de la fureur, de la rage et de la mauvaise foi de quelques mauvais sujets qui aperçurent un certain nombre de catéchumènes réunis dans notre maison pendant la messe ; aussitôt  ils allèrent soulever une partie du peuple d’une autre vallée et les exciter à un massacre... Ce jour là le roi Niuliki, sous des dehors de l’amitié, vint nous faire une visite. Il nous apporta un panier de taros cuits et une petite jambe de cochon. Son but était de voir par lui-même le nombre des catéchumènes afin d’exercer plus sûrement contre eux son zèle diabolique, mais il n’en restait que deux, les autres s’étaient dispersés à la nouvelle de ce qui venait de se  passer. » ... «  Si le père Chanel traitait avec tant de bonté, de douceur et de charité  ce monstre de roi, ce n’était point qu’il ne connu parfaitement à qui il avait à faire, car un petit mot qu’il me dit ce jour, me fit bien voir ce qu’il pensait de lui : ‘  Nous recevons le salut de nos ennemis, me dit-il, nous n’avions presque rien à manger aujourd’hui, voilà que la Providence vient à notre secours’ !» 


 Le dimanche suivant plusieurs catéchumènes se réunissent de nouveau pour entendre la sainte messe et suivre les instructions religieuses. Le père Chanel instruisait quelques néophytes et demanda à un jeune homme s’il voulait se convertir, mais il lui répondit alors : « tout le monde dans l’île hait la religion et, par amitié pour vous nous n’osons l’embraser, car nous craignons que l’on vous tue et qu’ensuite nous soyons dans la honte. » Conscient des menaces, le père répond : « que l’on me tue ou non, la religion est collée dans l’île, elle ne s’y perdra point par ma mort parce que c’est une chose qui ne vient point des hommes, elle vient de Dieu ». Le père Chanel apprend que le fils du roi Meitala est presque décidé à embrasser la religion et va le trouver pour l’instruire...  Meitala se laisse convaincre et  s’emparant du crucifix que le père portait au cou, il le baise respectueusement. Le premier ministre est très en colère en apprenant que le fils du Roi s’intéresse de plus en plus à la religion. Et Musumusu, le gendre du roi, en concurrence avec Meitala pour la succession, s’en offusque et  saisi l’occasion pour obtenir du roi la décision de frapper les catéchumènes et d’éliminer les missionnaires. « Que le Blanc meurt, et sa religion avec »
Le frère Marie-Nizier, écrit à ses confrères de France le récit des circonstances vécues par lui lors des derniers jours. « Le lundi 26 avril 1841, le révérend père Chanel, (qui était souffrant et empêché de marcher à cause de ses pieds endoloris) m’avait envoyé du côté de l’île opposé à celui que nous habitions, pour y visiter un malade et lui donner des secours, pour parcourir les différentes vallées de cette même île, afin que si des enfants se fussent trouvés en danger de mort je leur eusse ouvert le ciel avec le baptême. Ma petite mission terminée, je m’en retournai le jour qui m’avait été désigné, c’était le mercredi 28. Chemin faisant pour mon retour, sur le penchant d’une montagne rapide que je gravissais... j’étais presque au sommet  quand je rencontrais un naturel, son nom est Matala. » ...«  il vint m’annoncer la mort du R. P. Chanel. Je ne savais à quoi me décider à la rencontre de mon libérateur, lorsqu’il me contraint de rebrousser chemin. Matala se chargea lui-même d’annoncer la triste nouvelle. Aussitôt le cri douloureux : « Petelo est mort ! Petelo est mort !, se fit entendre de toutes parts. »
Il racontera le récit du martyre plus en détail pour le procès de béatification : «  Ce jour là, le R.P. Chanel était seul ; retenu par un mal de pieds, il m’avait envoyé le lundi précédent de l’autre côté de l’île... (cf plus haut) Musumussu, arrivant le premier, cachant le mauvais dessein qui l’amène auprès de lui, il lui demande un remède pour une contusion... Le R.P. Chanel, avec sa charité ordinaire, s’empresse de rentrer dans sa maison pour lui chercher un remède. Tout en rentrant il est surpris de rencontrer deux autres naturels dont l’un se retirait avec une brassée d’effets ...Un des premiers venus, le frappa à la tête avec sa massue...Malgré les coups qu’il avait reçu, il vivait encore et, d’après tous les rapports, on ne peut que conclure qu’il a conservé sa parfaite connaissance jusqu’au dernier soupir. Un naturel rapporte avoir entendu le Père, en recevant les coups de massue, dire à plusieurs reprises : Malié Fuaï, Malié Fuaï, c’est bien, c’est bien, ...paroles qui dans la langue futunienne, marquaient sa résignation et son acceptation de la mort... Il ne fallut pas longtemps pour faire disparaître le pauvre mobilier du missionnaire, et le lieu était déjà presque évacué lorsque Musumussu cria de dehors : «  n’est-on venu ici que pour pilier et non pour tuer ce Blanc ?» Il s’introduisit dans la maison par une fenêtre et, apercevant sous un lit une herminette,..., il saisit l’instrument ; .., et du tranchant, lui en décharge un grand coup sur le haut de la tête,..., le R.P. Chanel tombe sur son visage, rendant son âme à Dieu »
Ainsi s’accomplit  ce que dit Pierre Chanel, un jour à l’un de ses catéchistes, dans un langage adapté aux usages de Futuna : « L’arbre que nous plantons doit être ébranlé jusque dans ses racines avant de grandir et de se couvrir de fruits », sans doute savait-il qu’il prophétisait ainsi son martyre.  On peut penser aussi à la prophétie de Jérémie, appliquée au Christ (Jr 11-19,20) : « Moi j’étais comme un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir et je ne savais pas ce qu’ils préparaient contre moi ; ils disaient « coupons l’arbre à la racine, retranchons le de la terre des vivants, afin qu’on oublie jusqu’à son nom. » 
Un an après, la très grande majorité des futuniens est baptisée. Ils ont toujours dit : « Ce n’est pas à cause de vous pères qui êtes revenus, que nous sommes devenus chrétiens, c’est à cause de Pierre Chanel ».
« Le sang des martyrs est semence de chrétiens »
Nous pouvons être frappés par la station du chemin de croix, dans l’église du sanctuaire, placé à côté du vitrail du martyr. Marie et St Jean sont là au pied de la croix, dans l’ombre   se tient le centurion romain qui levant les yeux et voyant comment Jésus avait expiré, déclarait : « Vraiment, cet homme était fils de Dieu !» 
 Laissons- nous encore aujourd’hui nous étonner du don de la vie de saint Pierre Chanel et sachons rendre grâce pour son exemple de vie donnée en ces jours où nous fêtons le 180ème anniversaire de son martyre, et plus particulièrement le mercredi 28 avril jour commémoratif de son départ vers le ciel.

Méditation pour le mois de mars 2021

En ce mois de mars nous demanderons à saint Pierre Chanel comment avancer vers Pâques à l’école de St Joseph. Nous le fêterons le 19 de ce mois de manière plus particulière, en cette année où le Pape François nous exhorte à découvrir la figure de St Joseph « avec un cœur de Père ». Sur l’île de Futuna, Pierre Chanel bien vite est appelé « tagata anga malié », « l’homme au bon cœur ».  Tout au long de sa vie il a eu un cœur, comme Joseph, plein de tendresse à l’égard de tous. Ce n’est pas forcément en ‘faisant ‘ de grandes choses extraordinaires, mais en  faisant les choses ordinaires de manière extraordinaire que Pierre Chanel  a été reconnu pour cela. Il écrira dans ses lettres : « Il faut que je donne partout le bon exemple, dans ma famille, dans ma paroisse auprès de tous ceux qui me verront »...  « Nous nous trompons jamais quand nous ne voulons que la sainte volonté de Dieu. »... « Le Bon Dieu nous traite toujours en Père le plus tendre.»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Sur ce chemin de Pâques nous commémorerons le 23 mars la première communion de Pierre Chanel à 14 ans. Moment charnière dans sa vie, où il décida de  devenir missionnaire et de prier le chapelet quotidiennement. Ce jour là, d’après un de ses biographes, il se traça un programme de vie : « Maintenant je ne dois plus être un enfant dont on excuse les fautes et la légèreté. Ce que j’ai le plus à craindre, c’est le péché. Je ferai tout mon possible pour m’en préserver. Sans le secours de Dieu, je ne puis ni éviter le péché, ni pratiquer la vertu, je tâcherai par conséquent de faire toutes mes prières avec attention et piété. Je me confesserai et communierai aux époques fixées par mon confesseur. J’aimerai bien la Sainte Vierge.  Je réciterai tous les jours le chapelet, je partagerai avec les pauvres. » Ces résolutions d’enfant il les a tenues ! On peut y reconnaître les trois P (Piliers) du chemin du carême : Pénitence, Prière et Partage. Il écrira aussi plus tard qu’en cette année  1817: « c’est l’année où je formai le dessein d’aller dans les missions lointaines. ». Il va persévérer dans sa vocation malgré les difficultés. Son souhait de porter l’Évangile au loin ne se réalisera qu’en abordant l île de Futuna 20 ans plus tard. Alors suivons saint Pierre Chanel dans notre montée vers Pâques avec assiduité.

Mois de Février

En ce mois de Février, où nous célébrerons le 11 février la journée mondiale des malades, regardons comment saint Pierre Chanel s’est penché sur ceux qui étaient souffrants.


A Crozet jeune prêtre, il n’hésitait pas, dès le début de son ministère, à visiter tous ses paroissiens et particulièrement les malades et les personnes souffrantes. Une paroissienne dira de lui : « Il donnait sans compter, la mesure de sa charité c’était les besoins des malheureux... ». Les gens de Crozet se souviennent, que de fois il envoie des draps, du linge, pour faire le lit d’un pauvre malade. Aux pauvres de la commune, il s’informait s’ils avaient leur strict nécessaire, s’ils pouvaient vivre. Il pourvoyait  à leurs besoins, aussi on l’appelait le « père des pauvres, et la consolation des affligés ». Ce que l’amour de Dieu ne faisait pas faire, aux personnes loin de la religion, la douceur du père l’opérait ; ainsi le Dr Girod non chrétien, dira de lui : « C’est un apôtre, on ne peut rien lui refuser. »

 

 

 


En 1839, quand éclata la guerre entre les deux royaumes de l’île de Futuna, Pierre Chanel et le frère Marie-Nizier, dès qu’ils eurent connaissance des conflits, accoururent au chevet des blessés. Il écrira : «  Nous étions tous très tranquille à Poï et nous ne soupçonnions rien de ce qui se passait, lorsqu’un exprès nous arriva tout essoufflée de la part du roi pour aller donner quelques soins aux blessés. Nous courons au plus vite. Nous trouvons que morts et blessés. Nous pansons les 1ers blessés que nous trouvons sur notre chemin...nous présentons quelques eaux de senteurs et une petite goutte à boire de l’élixir de la Grande Chartreuse... Je ne saurais vous donner tous les noms de ceux qui sont restés sur le champ de bataille... Après l’extraction de la lance du coté de Malié, je n’eus que le temps de lui hasarder le st baptême, (à un autre) Je n’ai pas eu le bonheur de le lui donner à temps, j’appris sa mort lorsque j’arrivai dans la maison... »
Il écrira au père Colin : « la guerre a duré trois mois et je n’ai pas épargné aucune démarche pour ramener les deux parties à des voies de paix. »
On notera que Pierre Chanel soigne les blessés, mais souffre aussi devant ces « âmes qui se perdent » sans pouvoir rien faire. « Mon cœur saigne en présence de semblables choses ». Il a été attentif à la personnalité toute entière, corps et âme, des gens vers qui il allait à leur rencontre avec empressement et humilité. «Je vois tous les jours que je ne puis rien par moi-même, mais j’attends tout du Père des divines miséricordes, moyennant le secours de vos prières. »  Il met sa confiance  dans le Seigneur : « sans ce secours de la prière tous nos efforts seront vains, » et en se confiant à Notre Dame : « laissons faire, la Sainte Vierge saura bien arranger toutes choses » mais aussi comme à l’exemple des apôtres : « Dans une mission aussi difficile, il faut que nous soyons des saints ! » 

MOIS DE DECEMBRE, MOIS DE L’AVENT,
MOIS DE L’ATTENTE,

Comment Pierre Chanel a vécu cette période à son arrivée sur l’île de Futuna en 1837 ?
Nous avons peu d’écrits directs de sa part, son premier cahier de journal de mission étant perdu. Il écrira plus tard, retraçant son arrivée, pour les annales de la propagation de la foi : « Le peuple de Futuna est très hospitalier, à notre arrivée on nous fit le meilleur accueil, et, depuis, on n’a cessé de nous témoigner une sincère bienveillance » ...
« Mon premier soin devait être de visiter les différentes familles, d’étudier la langue et les mœurs du pays, afin d’être bientôt à même d’évangéliser. C’est à quoi je n’ai pas pu réussir encore »
Dès le début, il confie son ministère dans la prière, ainsi il écrira à son confrère mariste Séon :
« Il n’y a que les bonnes prières qui puissent donner la vie à notre ministère auprès des pauvres sauvages. Sans ce secours, tous nos efforts seront vains et stériles. »


C’est le frère Marie-Nizier qui donnera quelques détails de ce mois d’attente depuis le 8 novembre au 8 décembre avant qu’il puisse célébrer sa première messe sur l’île : « La sincère dévotion du R. Père Chanel envers la Très Sainte Vierge, lui inspira sans doute de choisir LE 8 DECEMBRE, le beau jour de l’Immaculée Conception, pour célébrer la première messe à Futuna. Pour éviter tout dérangement de la part des naturels, on attendit qu’ils fussent partis pour leurs travaux. Depuis cette première messe, jusqu’à je ne sais quel temps, elle ne fut célébrer que de temps en temps. »


Un peu plus tard il écrira :

« Comme il aurait été impossible de célébrer LA FETE DE NOËL sans être aperçus des naturels, le père Chanel résolut de célébrer cette fête aussi solennellement qu’il était possible dans notre position. La veille, nous commençâmes nos petits préparatifs ; notre pauvreté ne nous permettait pas d’étaler des choses bien précieuses ; nous avions enfoncé de chaque coté de l’autel, un bâton au bout duquel était fixée une petite planchette pour y adapter des cierges ; la tapisserie consistait en un peu de damas et de papier marbré qui produisait un assez joli effet ; nous avions aussi improvisé des lampes qui consistaient en des moitiés de cocos sur lesquelles nous avions suspendues par des fils de fer au toit de notre maison (assez pauvre pour représenter l’étable de Bethléem) et dans lesquelles étaient placés des coquillages formant chacun deux lampes ; nous avions aussi paré l’autel le mieux qu’il nous était possible.

Le Roi, invité par le père Chanel ne cessait de demander : « Ne va-t-on pas bientôt faire ce que vous aviez dit ? » - Bientôt, lui répondait-on.  Enfin l’heureux moment est arrivé ! Quatre cierges brûlent à l’autel, les autres fixés au-dessus des bâtons, sont allumés, les lampes brûlent à leur tour... Le prêtre est revêtu de sa belle aube, et nous chantons le Te Deum ; après le commencement de la messe nous chantons le Kyrie et le Gloria in excelsis en chœur... Les  curieux peuvent être au nombre de dix au moins ; mais on ne peut point leur reprocher d’avoir troublé sensiblement le service divin, quoiqu’ils fussent plongés, comme ils l’étaient, dans la plus profonde idolâtrie. »


On trouve pour le mois de décembre dans le fragment du journal de mission de Pierre Chanel: au Mercredi 27 décembre 1837 – St Jean Evangéliste - : « J’ai le bonheur d’offrir le st sacrifice pour la 11ème fois. Selon l’intention du supérieur général de la congrégation de Marie... »
Ainsi après avoir débarqué définitivement sur l’île le 12 novembre jusqu’au 27 décembre, durant ces 45 jours, Pierre Chanel  n’a pu : « faire descendre l’Auguste Agneau Immolé sur l’autel » que 11 fois ! Quelle patience ! Quelle leçon pour nous pour ce temps d’attente de la venue du Sauveur, dans notre monde troublé. 

♥  ♥  ♥

Le mois de novembre : un mois de fondations
dans l’histoire de saint Pierre Chanel

 

Le 8 novembre (le dimanche 8_11_2020) nous nous souviendrons de l’arrivée de Pierre Chanel sur l’île de Futuna en 1837.
Après avoir débarqué le jour de la Toussaint, le 1er novembre sur l’île de Wallis, Mgr Pompallier laissa le père Bataillon et le frère Luzy fonder la première mission et accepta de faire une halte improvisée dans l’île voisine. Il écrira au supérieur des maristes Jean-Claude Colin : « Après 7 jours de relâche je fis mettre à la voile pour l’île de Futuna, où nous arrivâmes en un petit jour de navigation. Je ne pensais pas établir cette fois-ci les travaux de la mission en cet endroit. J’avais des vues sur Rotouma et Pounipet. Mais les habitants de Futuna m’ont paru si bien disposés que je n’ai pu m’empêcher de leur laisser quelques-uns de ma compagnie. C’est le père Chanel et le frère Marie-Nizier que j’ai choisis pour cette île qui n’est qu’à 40 lieues de Wallis... »

Ainsi le 12 novembre après l’accueil favorable du roi Niuliki, la fondation de la mission commence à Futuna. Mgr Pompallier reprend la mer pour ne revenir qu’après la mort de Pierre Chanel.

 

Le 17 novembre 1889, il y a 131 ans, Mgr  Luçon évêque de Belley, revenant de Rome pour la béatification du premier martyr de l’Océanie, décide que l’église paroissiale de Cuet (fondée dès le XIIème siècle) devienne un sanctuaire diocésain: « La paroisse du bienheureux sera le lieu officiel du pèlerinage et un centre de prières pour tout le diocèse. »

Vivons ce mois de novembre 2020
avec saint Pierre Chanel


Le mois de novembre commence par la célébration de la fête de la TOUSSAINT. L’Eglise honore la foule innombrable de ceux et celles qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ. Occasion pour nous de nous rappeler que nous sommes tous appelé à la sainteté, malgré les vicissitudes de la vie (cf l’encyclique du pape François Gaudete et Exultate de 2018 « Soyez dans la joie et l’allégresse ». Saint Pierre Chanel nous indique le chemin par toute sa vie. Sa persévérance dans sa mission nous est précieuse dans les temps que nous traversons et nous aide à garder et tenir le bon cap de l’espérance. 

Dans l’Evangile du jour de la Toussaint : Jésus voyant les foules, gravit la montagne... il enseignait ... Il disait : Heureux ....,  les pauvres de cœur, les doux,  ceux qui pleurent,  ceux qui ont faim et soif de la justice, les miséricordieux, les cœurs purs, les artisans de paix,  ceux qui sont persécutés pour la justice, ceux qui sont insultés, calomniés et persécutés pour leur attachement au Christ.  Ainsi Jésus nous apprend à poser un regard sur toutes choses avec le regard même  de Dieu. Il nous apprend à nous émerveiller, à découvrir Sa présence là où nous ne l’attendions pas !

 Dans un sermon de l’automne 1827, Pierre Chanel, jeune prêtre, reprend cet appel à être « Heureux », c’est- à dire à tenir bon, à tenir le cap.
« Que de beaux exemples nous pourrions tirer de la vie des saints, mais ces détails nous mèneraient trop loin. Je ne  demanderai donc qu’à vous, âmes pieuses qui m’écoutez, quels sont les jours que vous regardez comme les plus beaux, les moments où vous avez éprouvés les plus grandes satisfactions... Ne serait-ce pas dans ces instants heureux où, possédant au fond de vos cœurs, le Dieu du bel amour, vous vous recueillez profondément pour lui offrir le tribut de vos louanges et vos actions de grâces... »


Plus loin il dira reprenant le psaume 1er de David :
« Heureux, nous dit-il, heureux l’homme qui ne s’est point laissé aller au conseil des impies, qui ne s’est point arrêté dans la voie des pécheurs, mais dont la volonté  est dans le loi du Seigneur et qui médite jour et nuit cette loi sainte. Pourquoi est-il heureux ? Parce qu’il sera comme l’arbre planté près  du courant des eaux et qui donnera son fruit dans son temps... Sans cesse les eaux de la grâce viendront l’arroser, le Seigneur aura les yeux sur ses bonnes œuvres et ne les laissera pas sans récompense... »


Enfin à la fin de son sermon il nous indique un chemin :
« Finissons, mes chers frères, par où nous avons commencé. Heureux, ô mon Sauveur ! Heureux celui qui ne prend point de vous et de votre évangile un sujet de scandale et de chute ! Heureux celui qui préfère la qualité inestimable et le beau nom de chrétien à toute la gloire du monde ; qui marche tête levée dans la voie de vos commandements ; qui confesse publiquement votre saint nom ; non seulement dans les assemblée des justes, mais encore et surtout dans l’assemblée des pécheurs ; qui loue hautement la piété, quelque part qu’elle se trouve ; qui gémit en secret de sa faiblesse et porte une sainte envie à ceux dont la vertu est au-dessus de la sienne ; qui ne craint pas d’élever la bouche aux prédicateurs du mensonge et des maximes du monde. Vous le récompenserez dès cette vie par un surcroît de sagesse, et vous l’introduirez après sa mort, comme un serviteur fidèle, dans l’éternelle félicité des saints. Ainsi soit-il »

Mois d'octobre , mois de Marie


Le mois d’octobre est le mois du Rosaire. Aussi tout au long de ce mois nous sommes appelés à nous mettre à l’école de la Vierge Marie qui nous conduit à Jésus.
Depuis longtemps au sanctuaire de Cuet la solennité du Saint Rosaire est fêtée le premier dimanche du mois. On célébrait aussi les « adieux » du bienheureux Chanel à ses compatriotes. Ainsi le dimanche 5 octobre 1933, le père Baudier curé de Cuet à l’époque, note dans son « carnet des annonces paroissiales » que ce dimanche il y aura en plus « la bénédiction de la statue de Notre Dame des 7 douleurs sur l’esplanade du sanctuaire. » Il précise que l’abbé Brevet fera l’homélie du jour et une allocution lors de la bénédiction en invoquant la Vierge Marie. On ne doute pas qu’il a pu commenter la devise de saint Pierre Chanel :
« Aimer Marie et la faire aimer. Que par vous, ô Marie le Nom du Sauveur des hommes soit connu et adoré par toute la terre » Cette devise Pierre Chanel l’aurait commenté lui-même lors de sa « dernière messe » dans l’église de Cuet le 2 octobre, en distribuant, d’après certain biographe, des images de Marie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


En effet fin septembre 1836, l’abbé Chanel apprend qu’il est « retenu » pour la mission en Océanie Occidentale : « Mon cœur ne cesse de battre de joie, depuis que mon nom est inscrit pour le premier départ. » Ainsi le premier octobre il est à La Potière, la maison natale, pour faire ses adieux à sa famille. Par délicatesse filiale il évite de dire à sa mère qu’il part aux antipodes et confiera au curé de Cuet le soin de lui annoncer avec ménagement cette nouvelle. « J’ai voulu épargner un sujet de peine à ma pauvre mère ».
Il écrira du Havre, avant son départ pour l’Océanie, à sa soeur Françoise religieuse mariste : « ...Quant à la petite apparition que j’ai faite dans notre famille (le 1er octobre) je m’en suis tiré comme j’ai pu. La grande résignation de notre bonne mère m’a bien édifiée. J’ai évité le moment qui devait être le plus pénible pour tout le monde. J’ai parlé avec elle et tous les autres membres de la famille tout le temps que j’ai pu le faire... »
En suivant saint Pierre Chanel durant ce mois, nous aurons à cœur de nous mettre à l’école de Marie notre Mère qui nous mène à Jésus. En méditant le Rosaire, nous méditerons la vie de Jésus en allant au cœur de la profondeur de notre foi. Saint Pierre Chanel nous donne aussi un exemple de promptitude pour répondre à notre vocation de disciple – missionnaire.

Faire sa rentrée avec Marie, comme Pierre Chanel

Avant de faire sa rentrée comme professeur au petit séminaire de Belley, l’abbé Chanel fait une retraite mariale de 8 jours, du premier au huit septembre 1831, avec 18 autres aspirants maristes sous la conduite de Jean-Claude Colin. Mgr Devie évêque de Belley, avait en effet nommé le père Colin en 1829, après qu’il eu prêché des « missions rurales diocésaines», comme directeur du petit séminaire et collège de Belley. C’est à ce moment que le père Colin donna ses premières directives pédagogiques à ses collaborateurs intitulé : « L’avis aux maîtres » :
« Les religieux maristes n’oublieront jamais que, par un choix gracieux, ils sont de la famille de la Bienheureuse Marie ; en s’appelant maristes, ils portent son nom ; ils l’ont choisie dès l’origine comme leur modèle. Ils s’appliqueront constamment à aspirer et respirer son esprit qui est un esprit d’humilité, d’abnégation, d’union intime à Dieu, d’ardente charité avec le prochain. Ils s’efforceront d’imiter Marie dans leurs pensées, leur langage et dans toutes leurs œuvres : c’est pourquoi s’attachant aux pas de leur Mère, ils seront absolument étrangers à l’esprit du monde, c’est-à-dire dépouillés de toute ambition des choses de la terre et vides de toute recherche personnelle ; ils se conduiront comme des pèlerins sur la terre. »


Ainsi, lorsque que Pierre Chanel pris son nouveau poste de professeur de 6ème, il s’appliquât à suivre les conseils de son directeur. Il va se donner « corps et âme » à cette nouvelle tâche d’éducateur, depuis la fin de la retraite du 8 septembre jour de la solennité de la « naissance de la St Vierge Marie ». Il écrira, un an plus tard, à un de ses élèves du petit séminaire parti continuer ses études sur Lyon :

« Vous me faites, mon cher enfant le détail des différentes sciences que vous cherchez à acquérir. Procédez, je vous prie, avec la plus grande méthode pour que la confusion ne se mêle point à votre travail... Si vous savez aimer le Bon Dieu, mon cher enfant, vous saurez beaucoup de choses ; toute autre science sans celle –là n’est rien... Nous avons ici plusieurs de vos petits bons amis, que vous avez connus dans la congrégation des St Anges (association de piété organisée pour les plus jeunes élèves du petit séminaire). Ils ont pris pour résolution le jour de la fête de l’Immaculée Conception de dire tous les jours, après le Salve Regina, à la messe du matin, un Ave Maria pour demander par l’intercession de La Vierge Marie une bonne conduite... Je ne vous oublierai pas auprès de Dieu, de la Ste Vierge et des St Anges... Adieu, mon cher enfant, priez le Bon Dieu pour moi ; faites la joie et la consolation de vos chers parents. Je vous embrasse bien affectueusement. [Lettre Signée] Chanel, prêtre.»


Depuis Futuna le père Chanel donnera par écrit, en septembre 1839, des conseils de rentrée aux élèves du pensionnat des maristes de Belley : « Voilà bientôt trois ans que j’ai quitté Belley. Un abîme immense nous sépare ; néanmoins votre souvenir et celui de vos condisciples est toujours frais dans ma mémoire... Je vous félicite, mes chers amis, d’avoir choisi la très Ste Vierge Marie pour votre Mère et d’être plus fiers de ce titre de noblesse que de tous les autres... Vous avez des guides sûrs et éclairés dans les maîtres que la Ste Vierge vous a trouvés. Que votre coeur leur soit ouvert sans laisser aucuns faux plis... Soyez toujours généreux et constant dans vos efforts pour pratiquer la vertu... Comptez toujours, ainsi que les personnes qui vous intéressent le plus, sur le concours de mes prières, quoique très indignes... Aimez toujours bien le bon Dieu et la Ste Vierge, et vous êtes sûrs d’aller en paradis. Je suis tout à vous en notre Seigneur et Marie.»

À l’écoute de St Pierre Chanel en août 2020 

Mgr Devie, évêque de Belley avait nommé le jeune abbé Chanel curé de Crozet en 1828, comptant sur son esprit de conciliation.
Pendant trois ans, le nouveau curé va remplir son ministère « simplement mais aussi profondément que possible » Le docteur de Crozet, non chrétien, dira de lui : « C’est un apôtre, on ne peut rien lui refuser... Ce bon curé fait revivre au milieu de nous le zèle et la douceur de François de Sales... ».
Alors pourquoi Pierre Chanel quittera la vie paroissiale de Crozet trois ans plus tard ? 
« Le Bon Dieu est le souverain maître de toutes choses, nous nous trompons jamais quand nous ne voulons que sa sainte volonté ! » écrira Pierre Chanel plus tard en 1836 au curé de Thoiry.


 C’est ainsi qu’en comptant sur le discernement de ses paires et l’obéissance à son évêque que Pierre Chanel va prendre sa décision de quitter Crozet. Son appel à la mission est toujours présent dans son cœur depuis le jour de sa première communion ! « C’est l’année où je formais le dessein d’aller dans les missions lointaines. » Il se confie d’abord à son ami Louis Bernard et ensemble ils rencontrent le curé de Ferney pour discerner sur sa vocation. Il rencontre Jean-Claude Colin à Cerdon, sans doute au mois d’août,  lui qui est devenu supérieur du petit séminaire de Belley depuis 2 ans. Il demandera ensuite à son évêque Mgr Devie l’autorisation de rejoindre les « missionnaires intérieurs »  du père Colin. Ainsi Mgr Devie nommera Pierre Chanel professeur au petit séminaire de Belley en septembre 1831.


Pierre Chanel attendra encore 5 ans avant de pouvoir réaliser son vœu de « partir évangéliser en outre-mer ». Lorsqu’en1836 le pape confia à la toute nouvelle Société de Marie l’évangélisation de l’Océanie Occidentale, il renouvellera sa demande de partir en mission : « J’ai manifesté mes vieux désirs.. »


                                                  Photo de la statue de Pierre Chanel dans le cimetière de Crozet aux pieds des contreforts du Jura (sa mission à Poï sera également située  au pied de la montagne !).
                                           Ce jeune curé bressan pouvait contempler le bassin du Léman dominé par les cimes majestueuses des Alpes. De quoi mettre en haleine une âme missionnaire si assoiffée des vastes horizons ! ...

À l’écoute de St Pierre Chanel en juillet 2020 : 
 anniversaire de la naissance de Pierre Chanel.


Pierre Chanel est né le 12 juillet 1803 sur son acte de naissance on lit « Le  24 messidor de l’An XI de la République, Pierre Chanel est né hier à une heure du matin, fils de Claude François Chanel et de Marie Anne Sibelle son épouse, cultivateurs domiciliés à la pottière commune de Montrevel... »
Pour honorer ce 217ème anniversaire de notre « saint bressan du bout du monde » une messe solennelle sera célébrée au sanctuaire en présence de Mgr ROLAND évêque de Belley-Ars le dimanche 12 juillet 2020 à 10h 30, avec la venue de délégations océaniennes de la Métropole.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Ainsi depuis sa béatification  « le premier jeudi de juillet ramène chaque année à Cuet les fidèles amis du bienheureux Chanel. On solennise l’anniversaire de la naissance du glorieux enfant de la potière, » écrivait déjà le père Carraz  dans son bulletin du pèlerinage. En 1926, il rappelle et explique : « Cuet étant le berceau du bienheureux Chanel, il convient d’y rappeler, l’anniversaire de sa naissance le 1er juillet de cette année. Ce n’est point la date exacte, notre saint Martyr étant né le 12 juillet de ce mois. Mais alors la fête coïnciderait avec les moissons, et l’on sait que les habitants des campagnes ne peuvent s’arracher facilement à ce travail impérieux. »
Un biographe raconte que plus tard le jeune séminariste Chanel ayant appris que sa mère l’avait consacré à la Sainte Vierge, même avant sa naissance, Pierre ajouta à son nom celui de Marie. Le jour de sa confirmation, - par Mgr Devie premier évêque de Belley devenu indépendant de celui de Lyon - , désirant se mettre sous la protection du jeune saint Louis de Gonzague ( patron de la chapelle du séminaire de Meximieux), il voulut en porter le prénom. Ainsi, depuis le 20 août 1823, notre berger de la Bresse porte le nom de Pierre Louis Marie CHANEL. Voila pourquoi la postérité a finalement retenu les prénoms de Pierre Louis Marie.

Nous nous souviendrons et rendrons grâce à Dieu pour l'ordination de Pierre Chanel qui a eu lieu le 15 juillet 1827 en l'église du monastère de Brou.

Nous pourrons aussi nous réjouir de son baptême qui aurait eu lieu le 16 juillet jour où l’église fête la mémoire de Notre Dame du Mont Carmel

À l’écoute de St Pierre Chanel en juin 2020 

En ce début du mois de juin 2020, écoutons l’abbé Pierre Chanel, conseiller son jeune élève Domeck, dans une lettre fin mai 1835. Alors qu’il était partit en classe de quatrième sur Lyon, il l’encourage avec plein d’affection à rester attentif à son équilibre de vie tant physique qu’intellectuelle et spirituelle. Une leçon pour nous aujourd’hui qui venons de traverser une période qui nous a bouleversés, aussi bien dans nos habitudes de penser, d’agir que de prier !


« C’est bien, mon bon ami, ...d’ abord la santé, puis le travail selon ses forces...
Dites-moi, pensez-vous que le Bon Dieu ait lieu d’être content de vous ? Avez-vous tâché de sanctifier les solennités de Pâques qui doivent être si belles à Lyon ? Et maintenant le mois de Marie, que vous avez toujours tant affectionné, avez-vous pu y penser, y prendre part ? Je ne vous dis rien des solennités de l’Ascension, de Pentecôte, du SS. Sacrement. Je suis bien persuadé que votre cœur ressentira les émotions bien douces si rien ne vous empêche d’y assister.....
Soyez bien exact aux petites pratiques que votre piété vous suggérait ici. Votre petite expérience vous fait assez voir tous les jours combien le monde est gâté et corrompu. Pour que sa contagion ne vous soit pas funeste, faites comme ont coutume de faire les personnes qui habitent un pays désolé par la peste. Elles ont soin d’avoir toujours avec elles des aromates pour combattre tout ce qui peut y avoir de contagieux dans les airs ou auprès des personnes qu’elles sont obligées de voir. Vous connaissez très bien, mon cher, les aromates dont je veux vous parler. Notre Seigneur Jésus-Christ est tout à la fois médecin et remède. La divine Marie, la mère par excellence, vous savez aussi le vif intérêt qu’elle porte à ceux qui lui sont dévoués. Voyez donc, cher ami, si vous ne pouvez pas disposer de tous ces précieux préservatifs. Pardonnez à l’amitié que je vous porte la longueur du sermon que je viens de vous faire.... Adieu, ne m’oubliez pas aussi. Je suis tout à vous en Jésus et Marie. » 

Méditations pour le mois de mai

 

Le mois de Mai commence par la fête de St Joseph et c’est le « mois de Marie » !
Il sera marqué  aussi par la fête de l’Ascension,  de la Pentecôte et de la Visitation 

Mettons-nous à l‘école de saint Pierre Chanel, alors que des enfants
vont pouvoir reprendre le chemin de l’école, après ce temps de confinement !

 

Nous connaissons bien la devise de Pierre Chanel : «  Aimer Marie et la faire aimer ».

 

  « La dévotion mariale de Pierre Chanel donne sa juste place
à la Vierge Marie.
Dans ses écrits Il la cite très peu mais on la sent partout présente.
La délicatesse et la douceur du père Chanel prend sa source
dans une dévotion mariale qui est vraie et profonde.
La présence mariale, dans la vie du père Chanel,
est la respiration de sa vie.
La présence mariale
est une des sources essentielles
de sa fidélité au Christ et à l’Église
. »
(Extrait de l’homélie du père Le Bourgeois
lors de la messe du 28 avril)

 

Alors en ce mois de mai 2020 suivons son exemple,
et reprenons quelques témoignages de sa vie.

 

Tout jeune, à sa confirmation, il a ajouté à son prénom celui de Louis et de Marie,
se souvenant que sa maman l’avait consacré à Marie dès son enfance.

On rapporte que jeune vicaire, voyant que la dévotion du « mois de Marie » ne se pratiquait point dans la paroisse d’Ambérieu, il décora la chapelle de la sainte Vierge et invita tous les paroissiens à une célébration mariale.

 

Comme jeune curé à Crozet, pour mieux renouveler sa paroisse, l’abbé Chanel organisa une Mission au cours de laquelle il restructura la « Confrérie du saint Rosaire » et créa celle des Filles de la Persévérance.
Plus tard il entra dans la jeune « société de Marie » fondée par le père Colin. Pour ce fondateur la vocation du « mariste » se situe dans le fait de vivre chaque jour comme La Vierge Marie.


 C’est ce que nous retrouvons dans la vie toute simple de Pierre Chanel.

 

Une ancienne domestique du petit séminaire se souvient que lorsque le père Chanel se trouvait en présence de quelques calamités, il allait vite à la chapelle se prosterner devant le saint sacrement et adressait une prière à la sainte Vierge, et lorsque les finances de la maison s’épuisaient, il s’adressait  à saint Joseph, pourvoyeur de la sainte famille et faisait brûler un cierge à Marie.

 

A son arrivée sur l’île de Futuna,
un de ses biographe indique qu’il  « consacra l’île à la Sainte Vierge,
et suspendit à un arbre une médaille miraculeuse de Marie ».

 

 

 Les gens de l’île de Futuna rapportent
« qu’on aurait dit qu’il ensemençait notre terre en égrenant son chapelet,
sur les chemins escarpés de l’île 
».

 

 

Devant les difficultés il aura souvent le désir
de s’appuyer sur l’intercession de Marie :


 « Laissons faire, la Sainte Vierge saura bien arranger toute chose ! »

 

 

Suivons donc l’exemple de Pierre Chanel, et en particulier,
en ce temps d’épreuve « redécouvrons la beauté de la prière du chapelet chez soi »
comme nous l’encourage  le pape François dans une lettre récente pour le mois de mai :
«Contempler ensemble le visage du Christ avec le cœur de Marie,
notre Mère, nous rendra encore plus unis en tant que famille spirituelle
et nous aidera à surmonter cette épreuve»
.

 

 

 

 

Méditation pour le mois d'Avril 2020

             Pendant ce mois d’avril 2020, si particulier, suivons les conseils de saint Pierre Chanel.

 

    Il a vécu 7 mois « confiné » avec ses compagnons (une vingtaine de personnes) sur la goélette 3 mâts « La Delphine », durant son voyage du Havre à Valparaiso. C’est de cet endroit qu’il écrit et retrace toute cette période au supérieur le Révérend Père COLIN et aux élèves du petit séminaire de Belley ainsi qu’à sa famille. Il nous donne des conseils à méditer en ces jours où nous traversons des moments inédits.

 

    La traversée de l’Océan Atlantique a été pleine de péripéties. Ainsi dès le départ du Havre le navire a échappé à un naufrage et son gouvernail a eu une avarie :

 

    « Nous avons séjourné pendant 50 jours - dans l île de Ténériffe dans les Canaries- pour faire réparer une avarie survenue à notre gouvernail. Cet accident n’est absolument rien auprès du désastre que l’on vient de nous dire avoir eu lieu, le soir de la messe de minuit, à très peu de distance du Havre...Nous avons eu le bonheur de partir à la marée du matin et nous fûmes favorisés du meilleur vent possible, tandis que 32 navires qui sortirent à celle du soir, tous ont été perdus par la violence de la tempête. Que d’actions de grâces nous avons à rendre au Bon Dieu… »

 

    « Nous avons vu les quatre saisons de l’année, pendant notre traversée, les beaux jours et les mauvais, la pluie, les éclairs et les tonnerres, la grêle et la neige, le chaud et le froid. Je me suis partout tiré d’affaire. Mais le Bon Dieu n’a pas voulu qu’il en fût ainsi pour nous tous… »

 

    « Mes bien chers amis, il y aura bientôt une année que la divine Providence nous a séparé. Je puis vous dire que j’ai tenu parole que je vous donnai dans ma dernière lettre d’être toujours au milieu de vous par mon cœur. Tandis que notre Delphine m’emportait loin de vous, combien j’aimais à vous suivre dans vos démarches les plus importantes pour votre bonheur. Je ne suis pas encore avec Mgr notre vicaire apostolique et tous les autres ouvriers au milieu des pauvres sauvages dont je vous parlais si souvent et avec tant de plaisir…

      ... Quelle ne serait pas notre joie si Dieu suscitait parmi vous de nombreux ouvriers pour venir partager nos fatigues et nos consolations. Ne calculez point avec les sacrifices ; plus ils seront grands, plus vous devrez vous estimer heureux de pouvoir les offrir à Celui qui a tout fait pour nous. Malgré toute l’affliction que nous avons ressentie de la perte du Père Bret, que vous avez vu au milieu de vous, nous sommes aussi pleins de confiance en Dieu que jamais. Si notre mission compte un ouvrier de moins, elle possède un protecteur de plus…

      ...Adieu mes chers amis… Soyez toujours missionnaire de prières en attendant que vous puissiez l’être d’actions… »

 

      A sa mère il précise, à propos de la mort de son ami le père Claude Bret :

 

      «… Aussi sa mort m’a-t-elle frappé comme un coup de foudre. Je comprenais cependant bien que le sort de mon cher confrère devait bien plutôt exciter mon envie que nourrir mes larmes. En effet tous les secours de la religion venaient de lui être accordés par Mgr lui-même. Il avait reçu la veille, la divine eucharistie, plutôt pour satisfaire sa dévotion que par crainte d’un danger prochain. Sa patience, parmi les ardeurs de la fièvre, et sa résignation à la volonté de Dieu nous avait continuellement édifiés… »

 

     Saint Pierre Chanel, aidez-nous à traverser ce temps qui nous mène à Pâques.

Vous qui avez vécu la mort de votre ami le lundi saint 1837 durant la semaine sainte, isolé en pleine mer, aidez–nous à passer de la mort à la vie dans la confiance et la Paix, en suivant le Christ pendant les jours de sa Passion jusqu’à sa Résurrection.

Méditation pour le mois de Mars

Pour ce mois de mars  et le début du carême 2020, voici comme méditation du mois, un chemin de croix, avec des écrits de saint Pierre Chanel.  Il a été médité à 15 h, dans l'église du sanctuaire, le premier vendredi de carême:

CHEMIN DE CROIX

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit

 En ce début du carême, nous voulons, avec saint Pierre CHANEL,
nous unir d'une manière toute particulière à la Passion de Jésus-Christ,
en suivant les stations du Chemin de Croix.
 

Chant Refrain: Changez vos cœurs, croyez à la Bonne Nouvelle
Changez de vie, croyez que Dieu vous aime.

 

PREMIÈRE STATION : Jésus est condamné à mort

Parole de Dieu (Saint Jean 19, 12-16)

Dès lors Pilate cherchait à le relâcher. Il dit aux Juifs: « Voici votre roi. » Eux vociférèrent: « A mort! A mort! Crucifie-le! » Pilate leur dit: « Crucifierai-je votre roi? » Les grands prêtres répondirent: « Nous n'avons de roi que César! » Alors il le leur livra pour être crucifié.
Méditons avec Saint Pierre Chanel :

« Lequel choisissez-vous de Jésus ou de Barrabas ? Horreur ! Infamie ! Le Juste par excellence est comparé à un monstre de crimes, le prince de la Paix à un séditieux. Quel indigne parallèle !... Mais Il n’est coupable d’aucun crime…C’est nous, tout aimable Sauveur, c’est nous qui vous avons  réduit dans ce si pitoyable état ! »

Silence,  puis Notre Père...

 

DEUXIÈME STATION : Jésus est chargé de la Croix

 

Parole de Dieu   (Saint Jean 19, 17-18)

Ils prirent donc Jésus, qui, portant lui-même sa croix, sortit de la ville pour aller au lieu-dit du Crâne, en     hébreu Golgotha.

Méditons avec Saint Pierre Chanel :

« On apporte cette croix sur laquelle il doit rendre le dernier soupir.L'Évangile ne dit point quels furent ses sentiments à la vue de cet instrument de mort. Mais il est facile de se représenter avec quel transport il reçut dans ses bras cet autel sacré sur lequel il devait opérer le salut du monde »

Notre père …

 

TROISIÈME STATION   Jésus tombe pour la première fois

 

Parole de Dieu    (Isaïe 53,4)

      En fait c’étaient nos souffrances qu’Il portait, nos douleurs dont Il était chargé. 

Méditons avec Saint Pierre Chanel :

« Il marche, mais à chaque pas il se sent défaillir. Mais en cet endroit, aux portes de la ville, le chemin devient plus rude. Il tombe sous le poids de sa croix…Jésus souffre sans se plaindre sans jeter  un seul  cri, sans pousser un soupir. ».

 Refrain/ C’est par tes souffrances Seigneur que nous sommes sauvés

 

 QUATRIÈME  STATION   Jésus rencontre sa mère

 

Parole de Dieu   (Saint Jean 2, 34-35)

Syméon dit à Marie, sa mère: « Vois! Cet enfant doit amener la chute et le relèvement d'un grand nombre en Israël; il doit être un signe en butte à la contradiction - et toi-même, une épée te transpercera l'âme! - afin que se révèlent les pensées intimes de bien des cœurs.

Prions avec Saint Pierre Chanel :

« Divine Marie, vous le savez, ma pensée ne fut jamais d’adresser la parole sainte  sans recourir à votre protection toute puissante,… »

 Je Vous Salue Marie

 

CINQUIÈME  STATION   Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix

 

 Parole de Dieu   (Saint Luc 23, 26)

Comme ils l'emmenaient, ils mirent la main sur un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs, et le chargèrent de la Croix pour la porter derrière Jésus.

Prions avec Saint Pierre Chanel :

« Ô mon Dieu, qu’est-ce que l’homme, lorsque vous le laissez à lui-même ?... »

Silence

 

SIXIÈME STATION  Véronique essuie le visage de Jésus

 

 Parole de Dieu   (Psaume 27, v8-9)

C'est ta face, Seigneur, que je cherche. Ne me cache point ta face

 Prions avec saint Pierre Chanel:

« Marie enseigne-nous la manière de regarder le Christ, de découvrir la profondeur de son amour dans sa face endolorie de crucifié... Aimer Marie et la faire aimer, que par vous ô Marie le nom du Sauveur des hommes soit connu et adorer par toute la terre »

 Refrain/Je cherche le visage, le visage du Seigneur,

Je cherche son image, tout au fond de nos cœurs.

 

SEPTIÈME STATION  Jésus tombe pour la deuxième fois

 

 Parole de Dieu (Saint Matthieu 16, 24-26)

Jésus dit à ses disciples: « Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renie lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu’il me suive. Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais celui qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. Que servira-t-il donc à l'homme de gagner le monde entier s'il ruine sa propre vie? Ou que pourra donner l'homme en échange de sa propre vie? »

 Prions avec saint Pierre Chanel:

 Lorsque nous sommes offensés ou accablés, et que la tentation nous vient d’accuser la méchanceté d’autrui, fais-nous réagir par la douceur, par l’oubli instantané de ce qui nous a fait du mal, par le pardon complet et définitif.  « il faut que je donne partout le bon exemple, dans ma famille, dans la paroisse, auprès de tous ceux qui me verront. »

 Refrain/ Me voici Seigneur je viens faire Ta volonté, qu’il me soit fait selon ta Parole

Notre Père

 

HUITIÈME STATION  Jésus rencontre les femmes de Jérusalem

 

 Parole de Dieu (saint Luc 23,28

 Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et vos enfants ! 

 Méditons avec Saint Pierre Chanel :

« Pourquoi ne pas se décharger un peu de ses inquiétudes sur Celui qui s’offre avec tant de bonté à partager avec nous le fardeau qui pourrait nous accabler ? »

 Refrain :

Chercher avec toi dans nos vies

Les pas de Dieu, Vierge Marie,

Par toi accueillir aujourd’hui

Le don de Dieu, Vierge Marie.

Puisque tu souffres avec nous

Gethsémani, Vierge Marie,

Soutiens nos croix de l’aujourd’hui

Entre tes mains, voici ma vie. 

  

NEUVIÈME STATION  Jésus tombe pour la troisième fois

 

Parole de Dieu (saint Paul lettre aux Philippiens 2,8)

Il s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir ! 

 Méditons avec Saint Pierre Chanel :

« Notre âme en est-elle triste jusqu’à la mort ? Le péché, par ses remords, nous réduit-il à une espèce de désespoir ? Voilà le grand désordre que nous avons à nous reprocher. Un Dieu se trouble à la vue de nos péchés, et nous y vivons tranquilles ! »

Refrain/ Me voici Seigneur je viens faire Ta volonté, qu’il me soit fait selon ta Parole

Notre Père


DIXIÈME STATION   Jésus est dépouillé de ses vêtements

 

Parole de Dieu  (Saint Jean 19. 23-24)

Les soldats prirent ses vêtements dont ils firent quatre parts, une pour chaque soldat, et la tunique. Cette tunique était sans couture, tissée tout d'une pièce de haut en bas; ils se dirent entre eux: « Ne la déchirons pas, mais tirons au sort qui l'aura. » Ainsi s'accomplissait l'Ecriture: Ils se sont partagé mes habits, ils ont tiré au sort mes vêtements. Voilà ce que firent les soldats.

 Méditons avec Saint Pierre Chanel :

« Si le Bon Dieu vous accorde des succès, gardez-vous bien de vous enorgueillir, parce que le Bon Dieu a toujours un moment de réservé pour punir les orgueilleux. Ne soyez pas non plus envieux des succès de vos condisciples, parce que l’envie enfante le chagrin. Ayez de l’émulation, ayez-en en plus que ne puis dire, et qu’elle soit pleine de noblesse ! »

 Refrain: Aimer c’est tout donner (ter) et se donner soi-même !

Notre Père

 

 ONZIÈME STATION : Jésus est cloué sur la croix

 

Parole de Dieu (Saint Luc (23, 33-34)
Lorsqu'ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils l'y crucifièrent ainsi que les malfaiteurs, l'un à droite et l'autre à gauche. Et Jésus disait: « Père, pardonne-leur: ils ne savent pas ce qu'ils font. »

Méditons avec Saint Pierre Chanel :

« Le Bon Dieu nous traite toujours en Père le plus tendre ! »

Refrain : Au Cœur de nos détresses, aux cris de nos douleurs ;
C’est Toi qui souffres sur nos croix et nous passons sans te voir (bis )

Notre Père

 

DOUZIÈME STATION : Jésus meurt sur la croix

 

Parole de Dieu (Saint Jean 19, 25-30)

Or, près de la Croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie de Magdala. Jésus donc, voyant sa mère et, se tenant près d'elle, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: « Femme, voici ton fils ». Puis il dit au disciple: « Voici ta mère ». Dès cette heure-là, le disciple l'accueillit chez lui… Après quoi, sachant que désormais tout était achevé, pour que l'Ecriture fût parfaitement accomplie, Jésus dit: « J'ai soif»…

Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit: « Tout est achevé » et, inclinant la tête, il remit l'esprit.

Méditons avec Saint Pierre Chanel :

Pierre Chanel meurt le 28 avril le crâne ouvert en prononçant ces mots : ‘Malié Fuaï’ , c’est bien !... la mort pour moi est un bien !

 Silence puis

Refrain : En tes mains ô Seigneur je remets mon esprit, en tes mains ô Seigneur je remets ma vie.

 

TREIZIÈME STATION : Jésus est détaché de la croix et remis à  Marie, sa Mère

 

Parole de Dieu  (Saint Jean 19, 33-38)

Arrivés à Jésus, ils le trouvèrent mort; ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais l'un des soldats, de sa lance, lui perça le côté et aussitôt, il sortit du sang et de l'eau. Celui qui a vu en rend témoignage … Après cela, Joseph d'Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate l'autorisation d'enlever le corps de Jésus. Pilate le permit. Ils vinrent donc l'enlever.

 

Méditons avec Saint Pierre Chanel :
« Laissons faire, la Sainte Vierge saura bien arranger toute chose ! »

 Je vous salue Marie

 

QUATORZIÈME STATION : Jésus est déposé au sépulcre

 

Parole de Dieu (Saint Jean 19, 40-42)

Or il y avait un jardin, au lieu où il avait été crucifié et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel personne n’avait encore été mis. A cause de la Préparation des Juifs, comme le tombeau était proche, c'est là qu'ils déposèrent Jésus.

 Méditons avec Saint Pierre Chanel :

« Si vous aimez le Bon  Dieu, mon cher enfant, vous saurez beaucoup de choses ; tout autre science sans celle –là n’est rien ! »

Refrain : Victoire ! Tu régneras ! Ô Croix, tu nous sauveras ! (bis)

Notre Père...           Au nom du Père du Fils et du Saint Esprit Amen

      Chemin de Croix
en l'église du sanctuaire
1 Mo
CHEMIN_DE_CROIX_sanctuaire_Cuet_images.pdf

Méditation pour le mois de Février

En ce début du mois de février, où nous fêterons le 2 la « Fête de la Lumière », la Présentation de Jésus au Temple par ses parents, laissons-nous éclairer par l’exemple de saint Pierre Chanel.

On a dit de lui qu’il était un « homme au bon cœur » ayant le souci des pauvres et des petits. Son engagement humble auprès de tous a été très vite remarqué. Ainsi déjà jeune curé à Crozet, on raconte qu’ «à peine arrivé dans la paroisse, le père Chanel fit une visite pastorale dans toutes les maisons, il se concilia tous les cœurs par son affabilité et sa douceur admirable… » Des témoins dirent qu’il accueillait à son presbytère les mendiants avec une ineffable bienveillance, jusqu’à se démunir du nécessaire. 

On retrouvera cette bienveillance et cet abandon à la Providence sur l’île de Futuna. Il écrit qu’il « trouve toutes sortes de qualités aux « indigènes ….» « Je n’ai qu’à louer du bon caractère des insulaires… Ils encombrent notre maison mais je les trouve si bons enfants que j’ai de la peine à les congédiés… » Il excusera même leur ‘ vols’, de chemises et d’autres affaires. « Ils sont bien plus à plaindre qu’à blâmer de leurs sottises qu’ils font… » Sur l’île comme à Crozet, il visite toutes les familles, soigne les malades et s’efforce d’apaiser les conflits (entre les deux royaumes) et  de réconcilier les personnes. On l’appellera : « PETELO l’homme au cœur parfait »

Cette sollicitude pour les gens, les pauvres et les petits, était le fruit d’une vie de prière intense. Se levant tôt, il « restait des heures devant le St Sacrement ou l’image de Marie, s’appuyant sur ‘la Mère du Sauveur des hommes’… ». En tant que religieux mariste il y a dans sa vie comme un ‘secret de Marie’. Il écrivait : «  Dans une mission aussi difficile, il faut que nous soyons des saints ». Le frère Marie-Nizier, son compagnon de mission, déclarera que : « il n’a rien fait d’extraordinaire, mais il l’a fait extraordinairement ! »

Le 2  février,  Journée mondiale de la Vie Consacrée, prions pour tous les religieux et religieuses, qu’à la suite de St Pierre Chanel ils deviennent de véritables  «Lumières pour éclairer les Nations ».

Que saint Pierre Chanel en suivant son exemple, nous aide dans cette mission d’aujourd’hui.

Méditation du Mois de décembre 2019

En ce premier jour du mois de décembre nous entrons dans le temps de l’Avent. Pendant ce temps une figure  ressort particulièrement celle de La Vierge Marie. Marie se fait familière, elle représente l’Eglise qui accueille son Sauveur. Nous célébrerons le 8 décembre son « Immaculée conception », puis à Noël ce sera la naissance de son Fils Jésus.

Laissons-nous guider par saint Pierre Chanel durant ce mois de décembre. Sa dévotion mariale tient une juste place dans sa vie.

Nous connaissons tous sa devise. Alors jeune adolescent en classe de 4ème, il écrivit, avec les gouttes de sang perlant d’une malencontreuse coupure, cette résolution déjà gravée dans son Cœur : Aimer Marie et la faire aimer .


Il  cite peu Marie dans ses écrits mais on la sent partout présente. La délicatesse et la douceur  du père Chanel prend sa source dans cette dévotion. Dans un sermon   « sur le désir du ciel » en 1828 il dira : « J’ai à rendre hommage à la confiance que Marie m’inspire, quand c’est sous ses auspices que La Parole de Dieu est annoncée, et je vous prie, mes frères, de lui répéter avec moi les paroles qu’elle entendit de la bouche de l’ange : AVE MARIA. 


Le pape saint Jean-Paul II écrivit à l’occasion des célébrations du 150ème anniversaire  de son martyre en 1991 : « La figure missionnaire de saint Pierre Chanel, dont le rayonnement s’étend à l’Église entière, est d’une grande actualité pour toutes les communautés chrétiennes parce que c’est celle d’un missionnaire, d’un martyr et d’un prêtre animé d’un esprit marial…. Avec respect il proposait au peuple qui l’avait accueilli l’exemple d’une vie nouvelle, s’efforçant d’être, à la manière de Marie, une présence active. Le style missionnaire de saint Pierre Chanel présente un esprit prophétique  »

 

En suivant l’exemple de saint Pierre Chanel, nous pouvons méditer chaque jour de ce mois les paroles de l’ange : « Réjouis-toi, Marie, le Seigneur est avec toi…. Sois sans crainte, Marie,  tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus… » Luc 1, 30-31

Méditation du Mois de novembre 2019

En ce mois de novembre suivons saint Pierre Chanel faire ses premiers pas sur l’île de Futuna.

Près de onze mois après leur départ pour l’Océanie  le groupe de maristes s’arrête à Wallis le 1er novembre 1837. Mgr Pompalier désigne deux missionnaires pour s’installer sur l’île : le père Bataillon et le frère Luzy.

Le navire « La Raïatéa » continue sa route en direction de l’archipel des Fidji et fait halte au passage dans la baie de Singave pour ramener de Wallis des indigènes sur leur île de Futuna. Profitant de cette halte, la discussion avec les gens de l’île s’engagent et Mgr Pompalier écrira plus tard au père Colin le fondateur des maristes : « Après 7 jours de relâche à Wallis, nous arrivâmes en un petit jour de navigation à l’île de Futuna. Je ne pensais pas établir cette fois-ci les travaux de la mission à cet endroit. J’avais des vues sur Rotuma, mais les habitants de Futuna m’ont paru si bien disposés que je n’ai pu m’empêcher de leur laisser quelques uns de ma compagnie. C’est le père Chanel et le frère Marie-Nizier que j’ai choisis pour cette île qui n’est qu’à 40 lieues de Wallis… »

Pierre Chanel accepte sa mission avec joie : « Monseigneur je suis à votre disposition ».

C’est ainsi que le 8 novembre 1837, Pierre Chanel âgé de 34 ans et le frère de 20 ans firent leur premiers pas sur l’île. Après plusieurs transactions, et face au prestige que représentaient les nations européennes pour le roi  Niuliki, celui-ci accepte leur venue, leur offre le kawa traditionnel et les loge dans sa case royale. Le 12 novembre ils débarquent définitivement avec leurs bagages pour fonder un deuxième poste de mission.

Le père Chanel écrira : « Le peuple Futunien est très hospitalier, à notre arrivée on nous fit le meilleur accueil, et, depuis, on n’a cessé de nous témoigner une sincère bienveillance. Le bon roi Niuliki lui-même nous a toujours secourus autant que peut lui permettre sa pauvreté »

Face à l’inconnu l’abbé Chanel a su mettre en pratique un esprit de dialogue, de rencontre et de réconciliation (qui s’est avéré indispensable bien vite après son arrivée). Ainsi à son exemple nous pouvons faire nôtre cet esprit  dans notre vie quotidienne et reprendre l’intention de prière du pape François de ce mois de novembre  qui nous exhorte pour : « que surgisse un esprit de dialogue de rencontre et de réconciliation.. »  Il nous invite aussi pour la 3ème journée mondiale des pauvres du 17 novembre qu’ « Il faut parfois peu de choses pour redonner espérance : il suffit de s’arrêter, sourire, écouter… » Ce qu’à sut faire avec beaucoup de simplicité saint Pierre Chanel lors de ses premiers pas sur l’île de Futuna.

Méditation du Mois d’octobre 2019

Selon la volonté du pape François ce mois d’octobre est un « mois missionnaire extraordinaire », avec pour thème : « Baptisés et Envoyés : l’Eglise du Christ en mission dans le monde. »

Saint Pierre Chanel  a eu ce désir de la mission très jeune alors qu’il lisait des récits de missionnaire chez l’abbé Trompier à Cras. L’abbé était abonné aux « lettres édifiantes » donnant régulièrement des nouvelles des missions. Le petit  Pierre  dira : « moi aussi je veux être missionnaire ». A 14 ans,  en 1817, lors de sa première communion, sa décision est prise. Il confiera plus tard : « c’est l’année où je formais le dessein d’aller dans les missions lointaines… »

Pendant près de 20 ans   ce désir grandira et sera nourrit par la prière, l’adoration, la messe et le chapelet quotidien, ainsi que par le service des plus petits, des pauvres et des malades.

Il pourra exprimer toute sa joie en 1836, quand «  la petite société de Marie vient d’être approuvée. » Il renouvellera sa demande de partir en mission, « j’ai manifesté mes vieux désirs » confiera-t-il dans une correspondance.

On peut dire que durant toute sa vie saint Pierre Chanel a eu cette soif de la mission. Il l’a vécu d’abord de façon « ordinaire » dans sa vie d’adolescent, de séminariste, de prêtre puis de professeur, avant de pouvoir la vivre de façon plus « extraordinaire » jusqu’au martyr sur l’île de Futuna !

Il donnera ce conseil : « Soyez toujours missionnaire de prière afin de pouvoir l’être d’action ».

Le pape François nous le rappelle dans son exhortation  « La Joie de l’ Évangile » : « Tout chrétien est missionnaire dans la mesure où il a rencontré l’Amour de Dieu en Jésus-Christ : nous ne disons plus que nous sommes « disciples » et « missionnaires », mais toujours que nous sommes « disciples-missionnaires ».

Alors  pour ce mois d’octobre 2019  écoutons le pape François qui nous encourage :  « Que le mois missionnaire extraordinaire soit une occasion de grâce intense et féconde pour promouvoir des initiatives et intensifier de manière singulière la prière – âme de toute mission -, l’ annonce de l’ Évangile, la réflexion biblique et théologique sur la mission, les œuvres de charité chrétienne et les actions concrètes de coopération et de solidarité entre les églises, afin que se réveille et que jamais ne nous soit volé l’enthousiasme missionnaire. »

Que par l’intercession de saint Pierre Chanel Le Seigneur nous fasse renouveler la grâce de notre baptême et de notre première communion afin que nous puissions être à notre tour des disciples-missionnaires.

En septembre: faire sa rentrée dans la confiance

... en s’appuyant sur Marie, un événement de la vie de saint Pierre Chanel peut nous y aider.

Fin août 1831, Pierre Chanel, jeune curé depuis 3 ans à Crozet, savait qu’il allait partir pour sa nouvelle nomination comme professeur au  petit séminaire-collège de Belley, tenu par le père Jean-Claude Colin. Le dernier dimanche qu’il passa à Crozet, sans doute le 31, il consacra sa paroisse à la Sainte Vierge et il  chanta, d’après un témoin, le cantique : « Je mets ma confiance, Vierge, en votre secours… »

Ce témoin rapporte que la tristesse des paroissiens fut générale et qu’il dût partir en cachette au milieu de la nuit. Ce n’était pas pour se dérober, mais pour participer, du 1er au 8 septembre, à la première retraite des « aspirants maristes » réunis à Belley avec le père Colin. Après cette retraite de 8 jours, les aspirants signèrent une consécration collective dans laquelle il est écrit : « Sainte Vierge, voici les enfants que vous a donnés votre divin Fils et que vous avez choisis pour travailler à l’œuvre de votre Société. » Le père Colin dira de cette « Société de Marie » : « Dieu a voulu faire naître la Société dans un temps d’orgueil, d’incrédulité, c’est pour cela qu’il a voulu la faire naître petite, humble… Nous ne comptons pas sur nous… »

C’est dans cet esprit d’humilité, de simplicité et de zèle apostolique avec Marie pour modèle, « l’humble servante du Seigneur », que Pierre Chanel nous montre la voie.

A l’aube de la fête de la nativité de la Vierge Marie, le 8 septembre, confions- lui cette rentrée qui peut être pleine de promesses, de nouveautés, mais parfois source d’inconnues, d’inquiétudes, en nous redisant le conseil de saint Pierre Chanel : « Laissons faire, la Sainte Vierge sera bien arranger toutes choses.. »

Pierre CHANEL et le Curé d’ARS !

En ce mois d’août où nous fêtons, le 4, le départ au ciel du saint Curé d’ Ars, on peut se demander si Pierre Chanel a rencontré son contemporain Jean-Marie Vianney. Rien dans les écrits ne nous le révèle. Cependant on est frappé dans les églises de trouver des vitraux, des statues les représentant souvent côte à côte ; ou sur les anciennes bannières où les deux bienheureux figurent ensemble.

On sait que Pierre Chanel, en Août 1833 accompagnât le père Jean-Claude Colin à Rome auprès du pape Grégoire XVI pour lui présenter l’approbation de la jeune société de Marie qui ne sera obtenue que le 11 mars 1836. Le 29 avril à la parution du « bref OMNIUM GENTIUM » autorisant les maristes à élire un supérieur général et à faire des vœux simples, Pierre Chanel écrira : « notre petite société vient d’être approuvée ».

Dans son livre sur « Le Curé d’ Ars » Mgr Trochu indique que Jean-Claude Colin était très lié à Jean-Marie Vianney depuis leur séminaire passé ensemble. Ainsi on peut lire page 452 : « Le père Colin envoyait souvent ses religieux consulter son ami d’Ars ; le saint curé applaudissait de grand cœur aux initiatives du fondateur des Maristes. Lorsque les premiers missionnaires partirent pour l’Océanie, M. Vianney les aida de ses prières et travailla à leur procurer des ressources. » 

Ainsi indirectement Le curé d’Ars contribua à la mission de Pierre Chanel pour porter l’ Évangile au loin tandis que lui donnait toute sa vie pour les habitants de l’Ain.

 Tous les deux avaient le goût inné de l’effacement, de la simplicité, et une tendre dévotion pour la sainte Vierge Marie :

Du saint Curé : « L’Ave Maria est une prière qui ne lasse jamais. » « Le moyen le plus sûr de connaître la volonté de Dieu, c’est de prier notre bonne Mère. »

Devise de Pierre Chanel « Aimer Marie et la faire aimer. » « Que par vous ô Marie le nom du Sauveur des hommes soit connu et adoré par toute la terre »

Pour le mois de mai

Ecoutons et suivons saint Pierre Chanel qui a puisé dans son amour de La Vierge Marie sa disponibilité et le courage de la persévérance dans sa vocation « d’apôtre-missionnaire ».

 

On rapporte qu’avant de partir « en terre de missions » Pierre Chanel est venu à Cuet faire un dernier adieu à sa famille et à ses amis. Il fit distribuer des images de la Vierge Marie avec sa devise : « Aimer Marie et la faire aimer » auquel il a ajouté la phrase : « Que par vous, ô Marie, le nom du sauveur des hommes soit connu et adoré par toute la terre ! »

 

Ainsi la « vrai dévotion » à Marie, à l’exemple de Pierre Chanel, nous conduit au Christ et fait grandir le désir de mieux Le faire connaître et aimer, et le désir de L’annoncer aux hommes (et déjà à notre voisin!)

 

« Notre Futuna à nous n’est pas à 22.000 km mais à 22 mètres ! » (Dixit le père Le Bourgeois recteur du sanctuaire)